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 Dancer in the dark. [Royal Opera House / studio 7]

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Haley Mayfair
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MessageSujet: Dancer in the dark. [Royal Opera House / studio 7]   Jeu 30 Mai - 19:32

Ces moments où tout est calme, rien ne bouge... Les volets du studio à demi-clos comme pour préserver le secret des créations qui prenaient vie en ces lieux. Ces instants de paix avant que la musique ne s'élance dans ses veines, Haley les appréciaient particulièrement. Elle se délectait du contraste de ce havre de paix qui allait bientôt s'embraser pour se transformer en résidence secondaire d'un Malin dont elle aurait elle-même porté les cornes.
Ici, jamais encore il n'était venu. Il n'aimait pas la musique. Elle, oui.
Assise en tailleur au centre de la pièce, face à son reflet, la brunette laissait libre cour à son narcissisme, détaillant sa propre image comme elle passait au peigne fin les inconnus qu'elle croisait dans la rue. Yeux, cheveux... expressions diverses et variées... port de tête...une grimace un sourire puis elle ferma les yeux.
La clé : la concentration. La visualisation positive. Un truc de Milicent ça... Se voir en train de réaliser l'action. S'imaginer effectuant les pas de danse avec brio. Voilà la clé.

Un claquement de porte, au loin.

« Sssssssshhhhhhhhhhh.... »

Haley prit une grande inspiration.
Faire abstraction de l'environnement, occulter le reste du monde, effacer les autres.
Expiration... petit étirement du cou... Et... un troupeau de sombrals en Moonboots dans le couloir!

Rien. Personne... Le vide. Oui le vide. Comme dans sa tête quand elle essayait de trouver un truc intelligent à dire... Rien. Néant. Personne. No sombrals. No-one.

Ok. Visualisation. Le crissement du parquet sous les chaussons, l'odeur de colophane... La porte qui grince...genre arrivée d'une tornade...

« Comèééééééte!!!!! Il faut que je sache danser pour demain!! »

… Pas de sombrals, pas de tornade si ce n'est une masse de cheveux roux sous un regard flamboyant et constellé de taches de rousseur. Des jambes si longues qu'elles touchent le sol, et des os... des os partout et en nombre probablement supérieur à tout être humain... Jolie dans son genre, même plutôt sexy... mais à faire danser... autant avaler un polynectar au poil de crapaud.

« Sans problème, ma tante a de super cachets pour ça! »

Fin de la méditation, du calme, de la visualisation positive.

« Super!!! Tu peux m'en procurer???!!! »


Fin de la journée?

« ... »

« Tu blaguais? »

« Je blaguais ouais... »

« … Pourtant il va falloir que je danse! Mais t'es douée non? Alors? Cap ou pas Cap? »

Tout avait commencé comme ça. Il était normal que tout s'achève ainsi. Car oui. Si Mélusine McEwan voulait apprendre à danser, il était clair que c'était la fin. De tout. On retrouverait dans des milliers d'années leurs squelettes momifiés, dans le studio 7. Mélusine aurait les pieds rabotés par le travail intense exigé par Haley, et elle-même … aurait probablement les dents limées à force d'avoir passer ses nerfs sur ses propres doigts. Ok, elle exagérait très légèrement. Visualisation positive : Mélusine flotterait comme un cygne sur l'eau...

C'est pourri la visualisation positive. C'est de la bouse et ça marche jamais. Sinon, je me visualiserai riche, et présidente du monde libre. Bref...

« Cap. » Je suppose.


Validé

15 mai. 15H20.
Dommage.
A 5 minutes près le match débutait à 15h15 et là. Là, on aurait pu faire un vœu. Un vrai. On pourrait demander d'attendre 16h16? Ah non? Ça se fait pas au Quidditch?
Déjà, sous les exclamations de la foule, les joueurs déchaînés entraient (volaient?) sur le terrain. Un petit signe de la main à Tony... Ben oui, place de choix grâce à lui. Le poursuiveur. Rien que le mot « poursuiveur », ça fait rêver non?
Bon, ok, elle le connaissait depuis trois jours. Mais elle était très persuasive. Et puis tant qu'à sortir avec un de joueur, autant que ça se sache.
Passionnée de quidditch? Non pas du tout. C'est à peine si elle connaissait les règles …
Mais là, dans la tribune d'honneur trônait Thomas Bentley et sa femme. Elle, si ce n'est un remarquable collier de perles et une dentition d'un blanc à faire pâlir les fourrure de Narkas, n'avait rien de bien intéressant. Mais lui... Lui!! Il était maître de ballet d'un des plus grand opéra de Londres et de ce fait, l'homme à rencontrer. Quoi de plus facile au sein d'une foule délurée que de choir malencontreusement et se raccrocher à la première cravate venue prétextant avoir été poussée par je ne sais quel supporter un peu trop fougueux?

« Excuse-moi mon gars mais c'est mon pied là! »

Un bon mètre 80 plus haut, c'était une frimousse bien féminine pour un gars...

« Désolée, je t'ai prise pour un supporter furieux parce que t'es heu... très grande. Et que tu m'écrases le pied... »

Premier contact. Le genre de contact qui vous amenait des mois plus tard à devoir donner un cours de danse accéléré à un cas... désespéré?
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Dancer in the dark. [Royal Opera House / studio 7]   Mar 4 Juin - 19:59

Et ça n'était pas à ça que servaient les pieds ? Pourquoi donc Merlin les aurait-il fait si... grands ? Proéminents ? Sérieusement, s'il avait voulu faire ça bien, il aurait terminé les jambes par une petite rondelle de quelque chose et on en parlait plus. Les pieds, là, avec tous leurs orteils, c'était de la tentation ambulante !

Bon, ok, elle ne l'avait pas fait exprès. Mais elle n'allait quand même pas s'excuser, si ? Les gens n'avaient qu'à pas faire traîner leurs orteils n'importe où. Quelle drôle d'idée que de les balancer à tout va sur son chemin ! Elle avait toujours eu le regard accroché aux étoiles plutôt qu'au plancher des dragons, là ou quelque part dans le fin fond de son crâne, ou bien sur le visage de son voisin, dans la poche de son cartable... bref, toujours où il ne fallait pas. De toute façon, elle, Mélusine McEwan avait une réputation à défendre. Quitte à se faire remarquer, autant faire ça bien.

Son regard glissa sur le visage de la fille au pied sans vraiment s'y arrêter. Au lieu de se mettre en rogne ou de s'aplatir en excuses (quelle horreur !), elle choisit plutôt de lui décocher son plus beau sourire. Parce qu'elle avait un bon feeling, parce que la vie était belle, parce que James lui avait promis une surprise pour ce soir avant de la ramener à Poudlard, parce que, enfin, le Quidditch quoi !


« Pas de ma faute, c'est mon pied ! Boum, le coup de foudre, le pauvre... Je crois que mon gros orteil craque pour le tien. Je peux me poser à côté de toi qu'ils fassent connaissance ? »

Le tout assorti d'un autre de ces sourires qui pétillaient et qui donnaient l'impression que ses cheveux étaient électriques. Oui, les sourires de Mélusine, non contents de remonter jusqu'à ses yeux, ne s'arrêtaient pas en si bonne route et allaient lui titiller le cuir chevelu. Il y a des gens comme ça .
Sans vraiment attendre de réponse et puisqu'après tout, elle s'ennuyait toute seule sur son siège, elle prit place à côté de la fille au pied avec un clin d'œil, s'installa plus confortablement et s'en alla farfouiller dans son sac en bandoulière jusqu'à en extirper deux flasques de jus de citrouille, quelques cookies et un arrosoir. D'un geste du menton, elle proposa à la fille au pied de se servir et en jus de citrouille et en cookie :


« Promis, après, je me tais ! »

Et, une fois n'est pas coutume, elle tint parole. Regarda le match en mâchant des pépites de chocolat. Suivit des yeux les deux batteurs de son équipe. Observa la course des cognards. S'enquit du vif d'or. Compta les fautes par multiples de trois. Parcourut la foule des yeux à la recherche d'un visage connu.
Deux minutes environ.


« Sérieux... il est nul, ce match. J'm'ennuie. », lança-t-elle à qui voulait bien l'entendre.

Avoir un joueur pro à domicile banalisait peut-être toute l'affaire mais n'empêche... pour un match de haut niveau, ça ne cassait pas cinq pattes à un hippogriffe. Tout était lent. Mou. Banal. L'antithèse du Quidditch.
D'un geste négligé, presque nonchalant, Mélusine sortit une batte de son fameux sac, la fit tournoyer deux-trois fois histoire de l'avoir bien en main et frappa d'un grand coup dans le cognard qui venait de pointer son nez dans leur direction, évitant de justesse à la fille au pied de devoir se refaire faire le visage à grand renfort de contre-sort. Le cognard fila tout droit sur l'attrapeur de l'équipe des Wizdom et Mélusine, elle, se tourna l'air de rien vers sa voisine:


« Pas chiche de rebooster un peu tout ça ? », conclut-elle son geste d'un air de défi amusé, en lui tendant sa batte.

Pourquoi elle ? Pourquoi cette confiance, cette connivence subite ?
Parce que. Parce qu'elle avait toujours fonctionné à l'instinct. Au coup de foudre relationnel. Au feeling. Il y avait des gens comme ça, qui attirait son regard sans raison, des gens dont elle savait qu'ils étaient importants. Des amitiés, des amours, des inimitiés qu'il fallait à tout prix faire rentrer dans sa vie.
Il y avait des raisons plus nulles pour créer le contact, non ?


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MessageSujet: Re: Dancer in the dark. [Royal Opera House / studio 7]   Jeu 6 Juin - 12:30

Difficile de déterminer ce qui était le plus percutant. Le cognard évité de justesse ou le grand fauve roux qui dégaine plus vite que les joueurs...
Avec un léger penchant pour le fauve. Sûrement à cause du rugissement.
Une rousse aussi remarquable... ça pouvait être très utile...

Oui, le match était nul, Tony était nul... il avait à peine tourné la tête trois fois dans sa direction. Trois fois seulement. Alors qu'il se disait « fou d'elle », « éperdument amoureux » (oui, ebn trois jours) , « coup de foudre » et j'en passe.... Bon, elle n'était pas cruche au point d'y croire. Mais tant qu'à brasser de tels boniments, autant essayer de jouer la comédie correctement non?

Quelques rangs devant, Thomas Bentley regardait sa magicomontre et baillait. Il s'était même tourné deux fois en direction de la sortie des tribunes. Nul doute qu'il échafaudait secrètement un plan, une excuse, un prétexte pour quitter le match discrètement. Et cela, n'était pas envisageable. Pas aujourd'hui.
Ce match ...une occasion en or de lui adresser la parole... Il lui fallait juste un peu de temps.
Déjà, certains se permettaient de quitter la tribune pour se diriger vers les buvettes. Ça devait vraiment être mauvais alors.
Personnellement, elle ne voyait pas beaucoup de différence avec n'importe quel autre match. Bien qu'elle en ait vu... très peu à vrai dire. De grands gaillards qui volaient après différentes baballes en brandissant des battes ou qui se faisaient refaire le visage par de grosses boules agressives... franchement... N'était-ce pas … passionnant?
Si au moins les joueurs avaient été torse-nu …

Elle était là pour Thomas. Et un peu pour Tony aussi. Parce que franchement, c'était plutôt agréable que quelqu'un règle ses notes de restaurant, lui paye de jolis bijoux et l'emmène dans des soirées branchées. Non, elle n'était pas arriviste. Elle était...ambitieuse. Nuance.
Mais surtout pour Thomas. Parce qu'il fallait arrêter de vivre dans l'ombre.

Pimenter le match?

Haley regarda la batte qu'on lui avait mise dans les main d'un air un peu dégouté et la reposa calmement entre elles, lissant les plis de sa jupe avec un air de petite fille sage.

Pas chiche... Bien sûr que si chiche.

« OK. On rebooste ton match. À une condition. Tu vois le type là-bas? »

D'un geste du menton, elle désigna Thomas, tout en ayant l'air de ne pas le regarder avec trop d'insistance.

« Il faut que je trouve un moyen de lui adresser la parole. »

Elle plongea son regard électrique dans celui de sa voisine.

« Je t'aide à pimenter ce simulacre de sport et toi, tu t'arranges pour que sa femme lui lâche la grappe cinq minutes.  Cap ou pas cap? »


Rebooster une troupe de mecs mollassons ça devait pas être trop difficile. D'après ce qu'elle avait compris, il suffisait que l'un d'entre eux réussisse à lancer le « sourffle » ou « soualfe » enfin, la grosse boule dans l'anneau. Jusque-là, rien de trop complexe. Il fallait donc détourner l'attention du gardien. Elle aurait pu enlever sa robe et se mettre à hurler toute nue dans les tribunes, mais c'eût été légèrement embarrassant si Bentley se retournait dans sa direction... mieux valait opter pour un accessoire incontournable, discret mais fortement reconnaissable.

« Bouge pas. »

Haley pris appui sur sa voisine, se baissa parmi la foule et se contorsionna un court instant. Lorsqu'elle reparût, elle affichait un petit sourire satisfait et tenait une petite pièce de tissu bleu, bien serré au creux de sa main.
Elle attrapa ensuite sa baguette et murmura une douce incantation qui eut pour conséquence de projeter la petite pièce de dentelles bleu à travers le terrain. Cette dernière vint se poser avec une délicatesse toute féminine sur le visage du gardien de l'équipe, qui s'en empara...la déplia et compris ce dont il s'agissait.
Instant de compréhension fatal qui lui valu, non pas d'encaisser un but, mais de se payer un souafle en pleine tête. Le sang, les dents giclèrent... le corps du gardien (pourvu qu'il soit encore rattaché à la tête) fut éjecté à travers l'anneau (Est-ce que cela comptait pour un but?) et percuta de plein fouet l'attrapeur de l'équipe adverse qui avait repéré le vif. Ce dernier, désarçonné par le contact avec son adversaire dévia de sa trajectoire et percuta la tribune, s'écrasant au milieu des spectateurs...
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Dancer in the dark. [Royal Opera House / studio 7]   Lun 30 Sep - 19:22

Une petite moue avait pris ses quartiers sur le visage de Mélusine, laquelle était incapable de se décider. N'arrivait pas à trancher. Allait-elle pencher en faveur de sa sacro-sainte pudeur un peu archaïque et réprouver les folles péripéties d'une petite culotte en plein milieu d'un match de Quidditch ? Ou bien...

' Avoue que c'est plutôt marrant ! '

Certes, certes... Mais...
Mais rien, en fait ! Sa petite moue vira au franc éclat de rire tandis que ses yeux sautaient d'un joueur à l'autre pour ne perdre aucune miette du spectacle. Bon, c'était pas exactement à ça qu'elle pensait quand elle avait réclamé une diversion mais elle n'aimait rien tant que les surprises. Pour lui plaire, on n'avait jamais rien trouvé mieux que sortir des sentiers battus, être là où elle ne vous attendait pas. Quel plaie que la banalité et les chemins tout tracés !

Le joueur écrasé à deux pas d'elles attiraient tous les regards tandis que sur le terrain, les joueurs continuaient de se passer le souaffle dans l’indifférence générale. Personne n'avait encore pensé à réclamer un temps mort. Quelques médicomages fusaient dans tous les sens pour tenter de parer au plus pressé. C'était que la petite chose en dentelle bleue, forte de son succès, ne s'arrêtait pas là dans ses ravages. Après le gardien édenté et l'attrapeur écrasé, deux poursuiveurs, un peu désabusés par le match, s'étaient lancés dans une course poursuite de celui qui attraperait le machin le premier. Il leur avait suffi d'un regard échangé pour se lancer dans une course effrénée, à savoir qui s'attirerait tous les honneurs de sa propre équipe pour avoir remporté ce petit challenge inattendu.

' A croire qu'ils sont en mal de trophée... '

Moui.
Autant Mélusine trouvait l'initiative géniale (finalement, enfin, dans l'ensemble), autant l'attitude des joueurs la laissait perplexe. Vaguement écœurée. C'était à n'y rien comprendre. Un petit bout de tissu et pouf ! Ces messieurs avaient les yeux sortis du crâne ! Leurs neurones semblaient avoir déserté tout pareil et il n'y avait plus grand monde pour penser droit... Tss tss.

Les deux poursuiveurs, obnubilés par leur petite quête ridicule en avait oublié toutes les règles de l'attraction : le sol qui réclamait ses droits récolta le premier joueur qui dégomma le manche de son balai à trop frôler le gazon. Au temps pour la gravité. La paire de cognards, eux, cédèrent à leur penchant pour la chair humaine et assommèrent à moitié le joueur numéro 2. Et boum pour la magie de l'attraction !

Bref ! Autant dire que dans les tribunes comme dans le reste du stade, la foule avait des airs effervescents.
Et c'était probablement temps pour Mélusine de remplir sa part du deal ! Rien qu'un peu de chamboulement ambiant pour lui faciliter la tâche. Bon. Elle n'était pas le genre de filles à pouvoir faire quinze choses à la fois, alors, son temps, elle l'avait employé à s'amuser plutôt qu'à cogiter. De toute façon, dans les phases d'action, rien ne valait l'improvisation. Elle était nulle quand il s'agissait de s'en tenir à un plan tout tracé. Bien trop compliqué. Bien trop barbant. Elle s'y ennuyait trop vite et y perdait toute son efficacité. Pouf un beau soufflé d'adrénaline tout retombé.

Ok !
Now, action !

Bon. Le truc était pas si compliqué en soit : éloigner madame de monsieur. Petit bémol: monsieur n'allait probablement pas être ravi d'être séparé de madame. C'est ce qui arrivait à certains couples. Depuis deux minutes qu'elle les observait, c'était à peine s'ils avaient réussi à se décrocher l'un de l'autre. Erk. Elle espérait ne pas être aussi pathétique quand elle était avec James. Oh, elle savait que la moitié de ses copines à Gryffondor auraient trouvé ça troooooooooooooop romantiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiique mais les couples copiés-collés, c'était tellement pas son truc !
Bref. Restait plus qu'à séparer ces deux-là. Sans cris et sans inquiétudes. Ça ne servirait pas à grand chose si la fille au pied se trouvait en tête-à-tête avec monsieur si monsieur était tout paniqué de la disparition de sa tendre moitié.

' Sauf si son but, c'est de le consoler... '

Mouaif. Non. Malgré l'épisode de la libération intensive des dentelles, elle ne réussissait pas faire coller une tentative de rapprochement physique intrusif avec l'image qu'elle s'était faite de la fille au pied. Donc. Séparer ces deux-là. Sans cris et sans inquiétudes.
Mélusine balaya mentalement la première idée qui avait pris l'assaut de sa tête. Sortilège d'Amnésie ? Oh que non ! C'était peut-être à la portée de n'importe qui à BUSEs - 2 mais elle, du haut de ses dix-sept ans, avait toujours la main un peu lourde quand elle touchait à la mémoire d'autrui. Et puis, avec un peu de chance, elle lui ferait oublier son chien, son balai, ses trois chaudrons et jusqu'à son nom mais pas sa tendre petite madame.
Elle avait déjà sa baguette bien en main, dirigée discrètement sur monsieur et boum ! L'idée, avec un grand I, un grand D, et des majuscules partout en fait, la traversa de part en part, lui soutirant une approbation sans faille au passage !

En deux temps, trois mouvements (on vise, on tourne et on abaisse, avec ce délicat mouvement du poignet qui donnait l'impression qu'elle s'apprêtait à émincer des oignons), le petit couple pomme c-pomme v se prit un spectaculaire sortilège d'allégresse, sans avoir rien demandé à personne. Et s'il y avait une chose dont Mélusine pouvait être fière, c'était bien de ses Cheering Charm ! Elle avait beau être une empotée de la baguette à 352,5 % de son temps, il y avait des moments comme celui-là où ses sortilèges fonctionnaient presque trop bien ! Monsieur et Madame s'étaient fendus d'un sourire jusqu'aux oreilles et leurs yeux brillaient mieux que les guirlandes de Noël, un 25 décembre, dans la Grande Salle de Poudlard.
Ni une, ni deux, elle enjamba son banc, et se dirigea droit sur madame, qu'elle avait baptisée Miranda pour l'occasion. Elle adressa sin plus beau sourire à monsieur (lui, c'était Julius), avant de se concentrer sur elle et d'esquisser sa plus belle révérence maladroite, en profitant pour écraser un pied supplémentaire au passage. Elle était bien partie pour exploser son record personnel aujourd'hui, et ça aurait été dommage de s'arrêter en si bon chemin !


« Chère madame, c'est un très grand plaisir ! »

Un plaisir de quoi ?
Aucune idée. Et Miranda avait l'air de s'en ficher royalement, du moment qu'on la laissait glousser à sa guise.
D'un geste amical, Mélusine se glissa à côté d'elle, et la saisit par le bras, comme une vieille amie.


« Ça vous dirait d'aller faire un tour ? Je connais un coin super pour se balader, z'allez voir ! »

Le temps d'adresser un clin d'œil complice à la fille au pied, qui devait s'empresser de saisir sa chance et pouf ! Elle disparaissait avec Miranda. C'était un des grands avantages d'un événement comme celui-ci : impossibilité totale de transplaner à l'intérieur du stade pour éviter toute resquillation ... resquitude ? Bref, pour éviter les resquilleurs. Mais on pouvait s'éclipser d'un simple crac dès qu'on sentait l'ennui pointer le bout de son nez.
Hé ! C'était son premier transplanage d'escorte ! Son premier transplanage tout court ! Bon, elle avait foiré son permis, gracieuseté de de Lansley, et Miranda était là pour témoigner de son flagrant délit de transplanage sans autorisation mais de toute évidence, elles avaient un souci vaguement plus important : Mélusine n'avait pas du tout atterri là où elle l'escomptait. Comme c'était balot. Et madame n'en avait visiblement rien à fiche, toute béate devant le vent qui agitait les branches. Boaf ! Après tout, une forêt e valait bien une autre ! Autant l'explorer !


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MessageSujet: Re: Dancer in the dark. [Royal Opera House / studio 7]   Aujourd'hui à 1:19

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Dancer in the dark. [Royal Opera House / studio 7]

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