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 [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia

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Willem Wyndham
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MessageSujet: [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia    Mer 12 Sep - 19:06


Samedi 20 septembre 2014 fin de matinée

Au matin du deuxième jour de sa présence, pour le compte de la Résistance, en Lituanie, dont l'ordre de mission demeurera secret puisque sans rapport direct avec les évènements à suivre.


Levé aux aurores (il ne détestait rien tant que les heures perdues à rêvasser alors que le soleil se trouvait d'ores et déjà au garde à vous), équipé pour une journée intensive en extérieur, W. avait pris la direction du Parc National d'Aukstaitija.

Pas plus tard que la veille, alors qu'il avalait sans faim son dîner, dans la salle commune de l'auberge où il était descendu pour la nuit, au sein de la municipalité de Švenčionys, il avait tendu l'oreille sous couvert d'une parfaite indifférence. Il n'y avait pas meilleur endroit que les pubs, auberges, et tout autre lieu où l'être humain se remplissait la panse en ingurgitant des substance pour le moins douteuses, pour récolter des informations. Pour prendre la température d'un endroit, d'une population. Quand la langue ne faisait pas barrière. Des bribes de lituanien qu'il avait enregistré au cours d'une session intensive de langues avant son départ pour Ignalina, Wyndham saisit au vol une impression de mystère, voire de danger, associée, lui semblait-il au nom d'Aukstaitija.
Un peu plus tard, seul dans sa chambre, protégée de toute intrusion par ce qui se faisait de mieux en magie défensive, son GMC l'avait renseigné sur la géolocalisation du lieu que ce groupe de mâles avaient évoqué avec un arrière-goût de terreur. «Vanduo», «pabaisa», «liga», «miręs», «gyvūnas», «epidemija»... ces mots étaient omniprésents sur leurs lèvres. Le mot «sirena» avait fini de lui faire dresser l'oreille et de faire pencher sa balance intérieur pour l'enquête sur le terrain. De spectateur devenir acteur. Parmi la longue liste des choses détestées par lui, l'inactivité se situait quelque part dans le top 10.

Les premières heures de la matinée avaient été dédiées à un vagabondage informel, les renseignements qu'il avait glané via son indiscrétion n'ayant pu être étayées par aucun interrogatoire. Il n'avait aucune légitimité à réquisitionner un peu du temps de ces gens. Et n'avait, surtout, aucune capacité à communiquer efficacement avec eux.
Et ils étaient bien faible, ces renseignements, pour retrouver la localisation exacte du... de la ... de sa quête.
L'Aukstaitija était fort vaste et les impondérables variés. Le gallois avait tour à tour failli être piétiné par une sorte de sanglier hargneux (une croûte de sang à moitié sèche sur son poitrail le désignait comme la victime d'une traque sauvage... et justifiait sa fureur aveugle), croisé la route d'un troupeau de centaures mal lunés dont il n'avait rien pu tirer,... Et il était presque certain d'avoir repéré les empreintes d'un grizzli. Piquante rencontre en perspective.
L'attitude des centaures lui avait titillé le gêne de l'instinct et, sans tarder, il avait pris la direction opposée à la leur, ce qui était toujours une option valable pour découvrir ce qu'ils fuyaient. Aucun centaure digne de ce nom n'aurait jamais avoué fuir quoi que ce soit, mais une longue carrière d'expert en Créatures Magiques lui avait enseigné où repérer le malaise et l'inquiétude. Et, chez le Centaure moyen, l'inquiétude ne trouvait jamais racine dans quoi que ce soit de banal ou de négligeable. A bon entendeur.

Après une vaste heure supplémentaire, il l'avait dénichée. Elle, la sirène. A moitié desséchée puisqu'à moitié sortie de l'eau. La moitié inférieure de son corps reposait dans les quelques centimètres de l'univers aqueux d'un lac de dimensions moyennes, tandis que son buste, recouvert de terre et de poussière, gisait au sol. Au terme de rapides examens préliminaires, Wyndham savait que la créature était encore en vie mais tout juste.
Tout en prenant garde de ne jamais entrer en contact direct avec l'épiderme de la sirène, il effectua ensuite les premiers soins qui lui sauveraient peut-être la vie. Humidification de la peau, nettoyage des branchies, stérilisation de l'environnement et surtout réalisation d'une enclave aquatique dans laquelle la faire reposer. Cette dernière avait la forme d'un œuf d'eau horizontal que W. avait fait léviter à quelques centimètres du sol après y avoir déplacé, via Mobili Corpus, le corps de la créature.

Le temps passa sans qu'il ne s'intéresse à sa course et, déjà, le soleil avait dépassé le zénith, tandis que le Gallois cherchait frénétiquement quoi réaliser de plus pour assurer la survie de la sirène. De toute évidence, il n'y avait rien d'autre d'immédiat à effectuer, tout transport par quelques moyens que ce soit risquant de lui être fatal. Elle souffrait de déshydratation comme symptôme le plus criant de son mal être. A mesure que les minutes et les heures, peut-être, s'égrainaient, l'épiderme de la sirène se parait d'ecchymoses arborescentes, marqueurs inévitables d'une forme d'agression physique.
En attendant que quelque chose se passe, Wyndham s'était installé par terre, sans accorder le moindre soupçon d'importance à la poussière qui ne manquerait pas de maculer ses vêtements, et gardait le chevet de la créature. Il utilisa ce temps, voué à l'inaction, à de profondes réflexions sur la suite de son programme. Quand, un peu plus tard encore, la créature sembla retrouver un semblant de vie et frémit jusqu'à la moindre de ses écailles, le gallois avait d'ores et déjà transmis un appel d'alerte via GMC, priorité maximum, à Iain, qui traînassait probablement quelque part en Angleterre. Ses propres facultés en langues aquatiques étaient pathétiques et il n'était même pas certain que cette être de l'eau-ci communique dans le langage universel des sirènes. Le besoin d'un interprète ne manquerait pas de se faire sentir dès qu'il tenterait de mettre en ordre les péripéties dont avait été victime sa protégée. Il ne doutait pas un seul instant que l'attaque dont elle avait été victime soit indépendante de la cause de l’inquiétude des villageois. Aussi avait-il pris les devants en appelant à lui Llywarch qui cumulait les points positifs d'être son ami mais également d'être un des plus grand experts en langage des Créatures Magiques anglo-saxon.

Dans l'attente de son arrivée qui, s'il le connaissait bien, n'était probablement qu'une affaire de minute, Wyndham détailla la créature. Peut-être était-elle effectivement sortie d'affaires. Il faudrait encore une longue série de soins pour lui rendre ne serait-ce qu'un soupçon de santé.


Spoiler:
 
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Iain H. Llywarch
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MessageSujet: Re: [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia    Jeu 13 Sep - 14:07

Bureau de Iain Hayden Llywarch - très tôt dans la matinée


J'avais pour habitude de rester entre les murs de Poudlard University quand le besoin s'en faisait sentir. Besoin évident de faire un peu de ménage dans mon bureau. Je commençais juste à m'affairer, quand je fus (évidemment) dérangé dans ma basse besogne, par trois coups bien timides sur la lourde porte d'ébène.
N'ayant pas envie d'ouvrir la bouche pour inviter une quelconque personne à pénétrer dans mon sacro-saint sanctuaire, je toussais fortement pour quand même faire signe que j'étais présent. Avec un peu de chance, une erreur ne serait pas à proscrire. Soit. Qu'elle ne fut pas ma joie, quand je vis pénétrer dans mon bureau tout un groupe d'étudiants, prêt à faire front commun pour affronter le professeur tyrannique que je suis.
Trois filles. Trois garçons. Identiques. Similaires. Ennuyeux. Pas la peine de m'asseoir, l'entrevue ne durerait pas cinq minutes.


- Mr Llywarch. Excusez-nous de faire intrusion si tôt dans votre bureau, mais nous avions une question à vous poser.

Par un lever brut de menton, je l'incitais à continuer. Mais je voyais dans ses prunelles et sur son front, les marques bien visibles de sa terreur profonde. A mon encontre. Ses autres comparses, en venaient à se triturer les mains dans tout les sens pour se donner contenance. L'un d'entre eux, poussa son camarade qui s'était jeté dans la fosse aux lions afin de continuer sur sa lancée. J'étais, ma foi, toute ouïe.

- Hm. En fait, nous ne sommes pas les seuls à penser cela, mais vos cours sont vraiment durs et vous voudriez qu'on soit comme vous. Des fous du langage de Créatures Magiques ! Mais nous n'avons pas vos capacités ! C'est pourquoi ...

Ben voyons.

- Nous aimerions savoir, si vous pouviez nous dispenser des cours de soutien. Comme ça on introduira un dialogue entre élèves et professeur ...

Je coupais court à son pathos par une main levée et un soupir exaspéré. Si je commençais à agir de la sorte, je n'en aurais pas fini. Jamais fini, et mon bureau serait un théâtre où vagabonderait toute la populace estudiantine. Non merci. En tout les cas, je pouvais saluer son courage, d'être venu me trouver dans mon antre.

- Non. Mot de trois lettres compris par tous. Mon "non" lâché ainsi, refroidit le peu d'enthousiasme qui restait chez mes interlocuteurs. Interlocuteurs qui repartirent sans demander leur reste.

Soupirant et repartant dans mes tâches ingrates de rangement, je ne vis pas les heures passer. Sauf quand mon estomac me rappela à l'ordre. Je descendis enfin, pour me joindre au peu de gens qui restaient dans l'enceinte du château le week-end. Assis à une table seul, c'était bien là où tout allait pour le mieux. Je regardais ma montre à gousset, seul objet moldu dont la beauté mécanique m'intéressait, pour vérifier l'heure. Je ne voyais aucune trace de mon ami Willem Wyndham.
Terminant de boire ma dernière chope, et fermant ma montre à gousset d'un coup sec, j'allais pour me retrancher dans mes quartiers. Arrivé dans mon bureau, je vis une lumière rouge que je ne connaissais que trop bien. Signal qui m'indiquait toujours Willy. Je ne m'étais pas trompé c'était Wyndham.


~¤~


Il avait besoin de mes services. Mais le signal ne m'indiquait pas l'Angleterre (ç'aurait été trop beau), mais les terres lituaniennes. Qu'était-il allé faire là-bas ? Je n'avais pas le temps de m'épancher sur le sujet, la priorité maximum avait été engagée. Et mes services aussi. Ni une, ni deux, je rassemblais mes affaires, verrouillais mon sanctuaire professoral avec un sortilège bien senti et transplanais.
J'arrivais dans un nuage bleuâtre, à l'endroit que Wyndham m'avait indiqué dans son message. Un parc national, au nom imprononçable. Je reconnus sa silhouette un peu plus loin, silhouette poussiéreuse s'il en est. Je remarquais la créature pour laquelle je devrais servir d'interprète. Une sirène. Mal en point. Les bons soins de W. avaient déjà dû être dispensés, et le pronostic vital de la créature sauvé. Posant ma main sur l'épaule de mon ami, j'observais la belle sirène respirer grâce à l'artefact aqueux que Willy avait du créer.
J'étais arrivé dans les temps. Quelques minutes après son appel d'urgence. Toujours quand il m'appelait. Il n'y avait bien que pour lui, que je laissais de côté ma tranquillité.


- Willem. Me voici. Tu m'as délesté d'un charmant fardeau. A savoir de pauvres élèves en manque de sensations fortes.

La sirène respirait. Je voyais ses lèvres s'entrouvrir, mais seul un son rauque parvenait à nos oreilles. L'attente serait préférable pour discuter avec elle. Enfin mettre à profit mes connaissances.

- J'attends encore un peu avant d'entamer une conversation avec elle. Comment l'as tu trouvée ? On la chassait ?

Même si j'aurais des réponses en discutant avec elle, j'aurais bien aimé savoir le pourquoi du comment. Et accessoirement, je n'avais pas salué mon vieil ami ...

Mais le cœur y était. Toujours.
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Willem Wyndham
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MessageSujet: Re: [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia    Sam 22 Sep - 19:15

- Iain.

En un seul mot, Wyndham était parvenu à réunir plusieurs notions : la salutation, la reconnaissance de l'individu qui lui était apparu dans le craquement familier d'un transplanage, et aussi, peut-être, un remerciement. Le tout sans lui offrir le moindre regard qu'il consacrait tout entier à la sirène, à guetter son pouls, sa respiration, l'eau qui s'infiltrait par ses branchies pour oxygéner son corps affaibli, ses yeux qui papillonnaient et peinaient à se fixer sur le monde. La frayeur quasi-imperceptible qui ternissait un peu plus son teint déjà blafard, conséquence ses péripéties récentes.

Seul un clignement d'œil avait servi de réponse à la main posée sur son épaule. A quoi servaient les amis s'ils n'étaient pas capables de se dispenser d'un peu de politesse et d'amabilité dans l'urgence.
Pour l'instant, il craignait qu'avoir été, pendant un laps de temps, exposée à la poussière et à l'atmosphère somme toute irrespirable pour les créatures de son espèce n'ait endommagé ses cordes vocales, entre autres lésions. Si ce que son instinct lui soufflait était avéré, ils ne pouvaient véritablement pas se permettre de livrer la créature aux autorités médicales du pays. Pas sans savoir précisément quelles étaient les factions en place et où se situaient les intérêts de chacun.
Rapidement et en quelques sortilèges supplémentaires, W. renforça l'immunité de la sirène tout en lui distillant un peu d’énergie et d'adrénaline supplémentaires.

- Je soupçonne un peu plus qu'une simple chasse à la sirène.

Le sang des Êtres de l'Eau était particulièrement demandé sur le marché noir, en vertu de leur capacité à affaiblir voire handicaper un vampire. L'hémoglobine des sirènes ne leur était pas létal mais elle possédait également d'autres qualités qui avaient rendu la capture de ce peuple, bien qu'illégale, de plus en plus répandue.
Dans le cas présent, pourtant, la créature ne semblait pas avoir été victime d'une de ces ruées de sang. Bien que très affaiblie, elle n'avait en aucun cas été drainée de ce précieux fluide vital. Non. Les dommages allaient bien au-delà.

La promptitude de Llywarch à venir en renfort méritait bien quelques explications. Ça, et le fait que sur cette planète, il ne connaissait personne d'aussi concerné, d'aussi passionné quand on en venait à la question de la protection et de la sauvegarde des créatures magiques. Lui excepté, bien entendu.

- Depuis mon arrivée ici, j'ai été témoin de phénomènes pour le moins étranges.

Rien qui n'attire le regard ou l'attention d'un observateur lambda. Les signes discrets, presque invisible, qui, une fois assemblés le uns aux autres, créaient un sentiment de malaise et la certitude d'avoir mis le doigt sur une anormalité. A définir.

- Les créatures, mêmes moldues, agissent de façon... peu naturelles. Cela tient à un rien. A des détails. Une démarche nerveuse. Des pupilles qui se dilatent ou se fixent sur un point.

Difficile de mettre en place une explication cohérente à ce qui naît de l'instinct.

- C'est encore différent de l'Epoque des Grandes Mutations. (c'était le terme choisi par les spécialistes en Créatures Magiques pour définir l'ère des abominations générées par le Calice suite à la prise du pouvoir par Antarès. Je ne saurais te le définir exactement. Mais quelque chose se trame ici. J'ai capté des rumeurs, chuchotées par les autochtones. Et ne me dis pas que je ne parle pas un mot de lituanien... ! Il y a des mots qui sont presque universels.

L'heure était grave et Llywarch se serait probablement abstenu de l'asticoter à ce sujet. Mais les nerfs de Wyndham étaient à vif et... mieux valait prévenir que guérir. L'ami Iain choisissait parfois bien mal ses moments pour faire preuve d'un peu d'esprit ou de son humour (pas si) légendaire.

- J'espérait que tu pourrais recueillir son témoignage. Me servir d’interprète.

Connaissant Llywarch comme il le connaissait, pas sûr que l'homme se contente d'un rôle de second plan.


Dernière édition par Willem Wyndham le Sam 13 Oct - 18:33, édité 1 fois
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Iain H. Llywarch
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MessageSujet: Re: [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia    Mer 26 Sep - 15:07

Il semblerait que j'étais vraiment arrivé à temps. Au bon moment et au bon endroit, quand cela m'est possible. Il était certain que j'étais parti en catastrophe de mon bureau à Poudlard University pour atterrir "ici".
Ici ? C'était où exactement ? En Lituanie, un coin reculé qui ne me disait rien qui vaille. Je n'avais pas eu le loisir d'explorer plus en détails, le lieu d'arrivée de mon transplanage. J'embrassais rapidement le coin désertique d'un coup d’œil circulaire peu avenant.

Je n'étais pas à l'aise. Et cela se confirmait à chaque seconde.

Mais j'étais venu pour aider mon ami Willem, grand ponte dans le domaine des créatures magiques. Et justement, je devais venir en aide à une pauvre créature, une sirène. W. dispensait les soins adéquats pendant que je lui posais des questions sur le pourquoi des blessures de cet être aquatique.
Ce qu'il me répondit, me laissa perplexe. En effet, j'avais déjà entendu des bribes de conversations sur les potentielles vertus des fluides vitaux des créatures. A savoir le sang et ses étranges utilisations. Et là, j'étais devant un exemple fort intéressant. J'étais à l'écoute des dires de Wyndham, toujours soucieux de l'état de l'être aquatique.
Pour ma part, j'attendais que son état se stabilise pour l'asséner de questions. J'étais très curieux quand il ne s'agissait pas de moldus. Ces stupides êtres n'avaient même pas une once de ma considération. C'est pour cela qu'avec Willy nous formions un étrange duo, deux asociaux passionnés par autre chose que leurs propres congénères humains.

Et à vrai dire, c'était mieux ainsi.

Willem me scotchait net, par ses paroles. Les "Grandes Mutations", cela aussi, j'avais ouï dire. Mais quel était donc le rapport ? Fichtre c'était frustrant de ne rien savoir encore.


- En es tu sûr ? En ce qui me concerne, je ne suis pas tranquille. Nous sommes exposés à la vue de tous. Je n'aime pas cela. Quelles sont tes impressions, mon cher ami ?

J'avais légèrement souri en lui demandant ceci. Je remarquais que la sirène revenait doucement parmi nous. Je m'accroupis à côté d'elle, et par un claquement de langue, lui intimais de me regarder. Ce qu'elle fit, de son regard clair. Je voyais dans ses yeux, de la peur, de la tristesse, et malgré tout de la reconnaissance envers ceux qui l'avaient sauvée. Enfin, plutôt celui, moi j'étais juste arrivé par après.
C'était à mon cher Willy que revenaient les honneurs. Je souriais à la belle créature, qui leva une de ses mains bleutées vers mon visage. Ce qu'elle fit, ne me surprit pas. Elle effleura ma joue, ses mains étaient froides et aqueuses, mais je ne me dérobais pas. En même temps, j'avais l'habitude. Soudainement la sirène se mit à émettre des cris perçants, qui pour un esprit non averti, ferait figure de folie furieuse. Elle me disait, qu'il se passait des choses affreuses par ici, et ses sœurs avaient été mutilées par des personnes peu recommandables.
Je lui répondais par cris et gestes à l'appui, et hochements de tête significatifs. Elle me dit aussi qu'elle n'avait pas l'habitude que des créatures bipèdes viennent l'aider et l'idée de s'enfuir, lui avait traversé l'esprit. Mais elle était encore trop faible, et avait abandonné l'idée. Elle relâcha sa main qui était encore présente sur ma joue, pour la laisser retomber sur le sol et fermer les yeux. Pour se reposer. Un peu.

Moi, je me redressais pour être d'égal à égal avec mon meilleur ami et lui faire part de ce que j'avais appris.


- Excuse moi, si tu n'as pas encore pu lui poser de question. Elle se repose encore un peu. Je vais te dire ce qu'elle m'a appris. Apparemment, ton instinct ne t'a pas fourvoyé ! Il se passe des choses étranges qu'elle ne sait expliquer mais en tout cas, elle a vu ses sœurs se faire mutiler pour des choses peu séduisantes. Et elle a failli y rester, comme les autres. Je te dis, j'aime pas cet endroit.

Et l'impression peu avantageuse que j'avais de l'endroit, se faisait encore plus insistante. J'entendis des bruits, étranges, sourds mais bien présents. Je regardais mon ami du coin de l’œil, la main sur ma baguette. Nous n'étions plus seuls, et visiblement, ils étaient plus que deux.
Quand je disais, que je ne me trompais jamais.
L'être aquatique paniquait. En un claquement de langue, je lui sommais de se calmer, ce qu'elle fit, apeurée. Je pouvais être très persuasif, quand je le souhaitais.

Tout d'un coup, une gerbe de moldus (je présume), avec fourches et torches sortirent des bois environnants. Je me sentais comme la créature de Frankenstein, pris au piège.
Mais j'avais une baguette. Et l'idée de m'en servir, n'était aucunement exclue sur des êtres inférieurs comme eux.


- Que je déteste ces virées en amoureux avec toi.

Une petite pointe d'humour bien sentie, n'était pas à exclure.
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Willem Wyndham
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MessageSujet: Re: [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia    Dim 14 Oct - 19:03

W. l'avait interrompu, d'un ton brusque :

- Moi non plus, je n'aime pas cela. Nous nous mettrons à couvert quand elle sera en état d'être déplacée.

Le Gallois savait que Iain ne s'en formaliserait pas. Il le connaissait trop bien. Il aurait reconnu, sous l'apparence cassante, la hargne qu'inspirait à Willem Wyndham le sentiment d'impuissance, la sensation de n'avoir pas de la situation une maîtrise pleine et entière.
Tout comme lui savait que Llywarch ferait de la protection du périmètre une priorité dès que l'entièreté de la scène (et ses potentiels problèmes) auraient frayé un chemin direct jusqu'à sa vigilance. Les sortilèges n'étaient pas la spécialité de l'ami Iain mais des années passées par monts et par vaux dans des conditions de vulnérabilités plus ou moins sordides les avaient formatés, l'un comme l'autre, à exceller dans les gestes de survie élémentaires.

Wyndham passa sous silence l'étrange dialogue entre la sirène et Llywarch, dialogue dont ce dernier eut l'élégance de faire la retranscription en intelligible anglais. Il salua seulement l'initiative d'un bref hochement de tête. Comme Iain, son attention avait été attirée par autre chose.


* Finalement, il n'aura pas le temps pour ces fameux sortilèges de protection. *

L'étrangeté de la chose résidait sans doute dans l'absence de regret qu'il éprouvait. Bien sûr, l'arrivée impromptue d'ennemis potentiels allait salement compliquer leur entreprise mais le fait de ne pas se savoir seul, couplé à cette étincelle d'adrénaline née de l'idée de vivre une énième aventure avec son ami de toujours, tout cela avait certainement à voir avec le semblant d'enthousiasme déconcertant qu'il ressentait présentement.
La petite foule aux airs d'inquisition médiévale lui remit rapidement les idées en place.
Ce qui ne l'empêcha bien évidemment pas au plaisir de céder au sarcasme :

- Llywarch, mon ami, arrête ça, veux-tu ? Je me sens rougir.

Ton badin et regard déconnecté. Rien de tel pour décontextualiser l'ensemble.
Déjà, les fourmillements de la bataille à venir faisaient se trémousser Llywarch.

Les deux hommes échangèrent un regard, sans qu'aucune parole ne fut nécessaire à leur compréhension mutuelle. Le symptôme d'une longue cohabitation. Sans plus de cérémonie, Wyndham s'attacha à la priorité qu'il s'était fixé : mettre la sirène en lieu sûr. Il avait jusque-là préféré éviter de la brusquer mais l'heure n'était plus à la prudence. Entre une mort certaine (lente et douloureuse) entre les mains de ces hommes et le désagrément causé par un déplacement impromptu, elle-même n'aurait probablement pas hésité longtemps. Si seulement elle avait été capable de se faire comprendre de Wyndham.
Il y avait probablement ce genre de message, au fond de ses prunelles sombres. Quoi qu'il en soit, le Gallois prenait ceci pour un oui.
Le transplanage était logiquement exclu des options de fuite. Cette méthode de transport était bien trop incertaine dans la condition physique qu'était celle de la créature. Elle ne survivrait probablement pas à une désartibulation. Quand bien même Wyndham avait décroché son diplôme haut-la-main, le transplanage d'escorte avec des créatures non-humaines n'était pas dénué de risques.
Voilà qui réduisait néanmoins considérablement la liste de ses options. Sans transplange ni portoloin, sans baali ni même l'ombre d'un tapis volant, les possibilités restantes étaient maigres. Surtout quand on n'envisageait pas de laisser l'ami Llywarch sans renfort pendant trop longtemps.

Et comme les solutions les plus simples étaient souvent les meilleures, Wyndham sélectionna la première d'entre elles qui lui parut convaincante et refoula toutes les autres dans un coin de son esprit, de sorte à gagner en concentration.

Dans un premier temps, et en se refusant à céder à l'urgence malgré la situation alentour qui se chargeait de plus en plus en tension, le Gallois s'attacha à renforcer une fois de plus la bulle d'eau dans laquelle gravitait la sirène, vérifiant une énième fois ses caractéristiques vitales. De toute évidence, le pire était passé mais pour garder l'espérance d'aplomb, il lui fallait coûte que coûte lui éviter une confrontation directe avec l'assemblée belliqueuse qui devait désormais faire les premiers frais du génie magique de Llywarch.
Dans un second temps... un sortilège de lévitation amélioré ferait l'affaire. Sa baguette fit graviter la créature à une bonne dizaine de mètres du sol, sans le moindre tremblement. la formule, bien plus complexe qu'un banal Wingardium Leviosa, était certes plus compliquée à mettre en pratique mais également beaucoup plus fiable. Une fois, la hauteur de lévitation stabilisée, Wyndham paracheva sa tâche en effectuant quelques sortilèges de protection qui devraient aisément faire l'affaire contre toutes les tentatives des... villageois, pour porter atteinte à l'intégrité physique de la sirène.

Qui lui disait que ces mêmes... villageois ne s'étaient pas simplement portés au secours de leur mascotte locale ?
Quelque chose de plus fort que l'instinct. Le bon sens.

Ceci effectué, il se reconnecta avec la réalité pour prendre conscience de l'avancée de la situation. Llywarch était en fâcheuse posture.
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Iain H. Llywarch
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MessageSujet: Re: [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia    Mer 14 Nov - 13:39

Si j'avais pensé que ce petit détour en Lituanie aurait été un fiasco, pour sûr je ne m'y serais pas rendu. J'aurais préféré largement rester dans mes pénates de Poudlard University. Mais un appel de Wyndham valait bien cent mille repos grabataires. Et il me connaissait trop bien, j'étais finalement venu.
La Sirène était en voie de guérison, dans les mains de W., mais nous avions de la visite. A savoir l'Inquisition lituanienne locale, qui n'avait pas l'air franchement heureuse de nous trouver ici. Ils hurlaient en lituanien, ou dans un autre idiome local, des insanité envers nous et envers la créature aquatique. Même si je n'avais pas un doctorat es lituanien, j'en comprenais les prémices.
Et ce n'était pas franchement très joli joli.

Willy s'occupait de la demoiselle des eaux et moi j'en venais à lancer des sortilèges à tout va.

Sortilèges qui si je le voulais, viendrait à amoindrir la charmante population moldue qui se trouvait en face de moi. Mais par un léger acquis de conscience et ne voulant pas salir ma robe de sorcier, je lançais des Sortilèges assez costauds pour blesser gravement la populace mais pour ne pas la tuer. Ce n'est pas ma faute, je n'aime nullement faire le ménage par après.
Or, ce n'était pas mon jour de chance aujourd'hui. La horde belliqueuse se multipliait, grossissait, enflait et venait presque à me surmonter avec son surnombre. Mais je ne me laisserais pas avoir si facilement. Du coin de l’œil, je voyais mon ami qui s'enhardissait à soigner la Sirène, c'était parfait. Là, il avait le beau rôle.
Et moi ? Où en étais-je ? Toujours à contenir la foule grouillante et frémissante, qui devenait de moins en moins cordiale.


- Willy, un peu d'aide ne serait pas de refus.

J'avais énoncé cela platement, tout en lançant moultes Incendio et autres joyeusetés. Subitement la foule se calma mais je gardais toujours ma baguette en joue, prêt à en découdre. Soudainement, une jeune femme sortit des fourrés où s'étaient tapis quelques minutes plus tôt mes chers adversaires.
Qui était-ce ? Ils avaient l'air de la tenir en étroit respect. Je restais stoïque quand elle s'approcha de nous, les sourcils froncés et la voix grave.
Merlin, qu'elle s'exprime en bon anglais par pitié, et comme j'avais envie d'une bonne tasse de thé noir.


- Que faites vous ici "Sorciers" ? Et que lui faites-vous ?

Déjà un bon point, elle s'exprimait en anglais mais l'accent était à couper au couteau, ce qui me fis tiquer lourdement. Ses yeux bleus, regardaient alternativement Wyndhy et la Sirène, et moi en dernier. Je n'aimais pas plus cette femme que les autres autochtones ici présents. Ma baguette se posa sur son cou avec un bruit sec, tandis que mes propos étaient si froids qu'elle en fut surprise.

- Il serait préférable que vous partiez. Je ne serais pas aussi gentil qu'avec vos "amis". La Sirène est en sécurité et nous sommes deux Sorciers qui ne sont pas contents. Vraiment pas contents.

Je gardais toujours un œil sur la demoiselle en question. Je soupirais intérieurement, comment pouvait-on gâcher une aussi agréable journée.
Comme ça.
Comme ça, avait le don de m'énerver quand rien ne se passait comme prévu.


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Willem Wyndham
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MessageSujet: Re: [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia    Mar 22 Jan - 20:16

Un bref coup d' œil circulaire permit à Wyndham de faire un point rapide sur la situation telle qu'elle était à l'instant. Certes, cette méthode faisait dans l'appréciation globale en omettant les détails mais elle était suffisamment efficace pour que lui sache quel rôle allait être le sien dans les instants à venir.

- T-t-t, John, on ne maltraite pas les dames.

Une simple phrase qui devait agir comme un ordre de mission, un mot de passe à l'adresse de l'ami Llywarch. Ils étaient fin prêts à endosser leur rôle respectif: Iain (devenu John pour les besoins de leur petit scénario) serait la brute pas franchement commode qui préférait l'action à la parlote, quant à William (votre serviteur, qui héritait de ce petit nom à chacune de leur mise en scène), il serait le négociateur flegmatique qui tentait vaillamment de ramener un peu de bon sens chez son collègue. Sans grand succès, cela allait sans dire. Dans leurs petites représentations, qui prenaient des allures de routine au fil des années, il fallait toujours que leurs spectateurs d'un jour sentent que le flegmatique ne maîtrisait que très mal les impulsions meurtrières de la brute. Il était apparu rapidement que leur duo « Good Cop / Bad Cop » était généralement efficace pour parvenir à leurs fins. Ils alternaient donc le plaisir d'endosser chacun des deux rôles, en fonction de la situation.

C'était donc à lui d'initier les pourparlers et d'en appeler au calme de chacune des deux parties. Un vrai travail de patience, de concentration et de réflexion. Un rôle de composition.

La femme qui s'était détachée du groupe en s'octroyant la fonction de porte-parole ne pouvait ignorer qu'en dépit de l'intervention de Wyndham et son appel au calme, le désormais dénommé John n'avait pas abaissé sa baguette. C'était à peine si un peu de tension avait quitté son bras.

- Chère madame, permettez-moi de me présenter. Je suis le docteur William Winter. Je suis chargé du recensement et de la régulation de la population des créatures magiques et, alors que je pistais un Tsumarlach vénéneux, je suis tombé sur une des victimes de la bête et me suis porté à son secours...

Une créature telle que le Tsumarlach n'existait bien évidemment pas mais quel moldu avait connaissance de ce fait ?
Avec un retard très calculé qui pouvait passer pour une hésitation, il ajouta :

- Et je suis accompagné de mon collègue, le Pr. Lindt qui est en... période probatoire., acheva-t-il d'un ton gêné. Si leur interlocutrice ne maîtrisait pas suffisamment la langue de Shakespeare pour comprendre que Llywarch était un dangereux individu, son expression devait le lui enseigner. Derrière elle, la foule qui s'était momentanément calmée recommençait à gronder doucement, son mécontentement enflant comme une bulle de savon. Elle-même semblait hésiter sur la conduite à tenir, jaugeant comme elle le pouvait le danger que pouvait représenter le "professeur Lindt". C'était le moment d'enfoncer le clou.

* Si seulement Llywarch pouvait se mettre à baver en roulant des orbites, l'effet serait immédiat. *

- Nous sommes mandatés par le Gouvernement anglais dans notre mission. Notre contrat stipule que nous pouvons en venir à n'importe quelle extrémité pour mener à bien notre tâche. Aussi, vous prie-je de bien vouloir calmer vos ouailles et de nous laisser œuvrer en paix.

Si elle n'était toujours pas convaincue du bien-fondé d'une retraite stratégique et imminente, la propre main de Wyndham crispée sur sa baguette, démentait son ton placide.

La femme ne devait pas avoir tant de jugeote, ou peut-être sentait-elle la foule faire pression derrière elle, toujours était-il qu'elle argua :

- Vous êtes ici sur notre territoire. Nous n'avons que faire du Gouvernement d'Angleterre. Vous êtes des intrus qui n'avez rien à faire parmi notre pays., conclut-elle vaillamment, probablement rassurée par le poids que constituait toute une foule face à deux étrangers. même armée de baguettes.

C'était là que le diabolique John Lindt devait entrer en scène.
S'il n'avait pas été rendu fébrile par l'urgence de l'état de la sirène, peut-être Wyndham aurait-il ressenti un peu plus qu'un frémissement d'exaltation à se retrouver plongé dans une situation inextricable avec son vieil ami, convoquant les souvenirs agréables de leurs jeunes années.
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Iain H. Llywarch
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MessageSujet: Re: [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia    Lun 8 Avr - 13:29

Décidément cette petite excursion en Lituanie m'amenait son charmant lot de surprises. Autant dire que j'aurais préféré rester à Poudlard, à martyriser mes pauvres têtes pensantes. Mais il est vrai que Willem était bien plus important que tout ici, et par fidélité entièrement masculine, je me devais d'être là.
Même si en ce moment, tout n'allait pas pour le mieux. Je tenais toujours en joue cette femme qui me plaisait de moins en moins, ma baguette posée sur sa gorge fine. L'envie de lui administrer un Sortilège de mon cru, se faisait sentir à chaque secondes, resté auprès de son Aura démesurément féminine. J'entendis mon collègue faire les présentations à notre charmante populace locale, populace qui, n'était pas partie au loin, la peur au ventre.
Au contraire, cette dernière était toujours là. Fidèle à son poste, car apparemment, cette femme était importante dans leur "caste".

Il était William Winter, docteur de son état. J'étais pour le besoin de notre petite saynète, le professeur John Lindt, le mauvais du duo. W. avait encore le beau rôle, celui du diplomate. Mais il est certain, que j'étais bien mieux dans le rôle, ma foi de composition, du très méchant professeur Lindt. La baguette s'enfonçait peu à peu dans la gorge de cette femme, qui continuait à nous toiser, Wyndham et moi-même. Je restais toujours de glabre face à cette situation presque inextricable. Mais connaissant nos aptitudes manifestes, nous nous en sortirons vivants. N'est-il pas ? Visiblement.
Wyndham lança son discours protocolaire sur le fait que nous étions mandatés par le Gouvernement et tout le quidam. J'aurais au moins espéré lire un peu d'appréhension et de terreur dans leurs regards, mais non, nous n'avions pas de chance. La femme ouvrit encore sa bouche serpentine, pour dissiper son exécrable venin. Là, c'en était fini de ma raison. Du coin de l’œil, j'avais mon comparse, une main crispée sur sa baguette. Mais c'était moi, le "Bad Cop" non ? Alors autant mettre à exécution mon charmant rôle de composition.


- Si vous ne vous pliez pas aux exigences du grand Gouvernement d'Angleterre, je serais dans l'obligation de vous faire "disparaître". Et mon très cher collègue William Winter ne me l'empêchera pas.

Cette fois-ci, j'usais de mon illustre savoir en Sortilèges Informulés pour me débarrasser de cette femme passablement énervante. Mais sans effusions sanguinolentes ni horribles visions pour un regard humain. Alors que la porte-parole des autochtones tombait au sol évanouie, avec un bruit sourd, les autres prirent le parti de se jeter sur nous, toutes armes dehors. Cette fois, c'était un flot de Sortilèges qui émanait de ma baguette, pour se soustraire à l'inimitié lituanienne. Cette fois-ci nous étions surpassés par le surnombre, et accolé à mon très vieil ami, je ne pus m'empêcher de lui demander, avec un de mes sourires ... effrayants.

- Ensemble ? Comme au bon vieux temps mon cher "William" ?
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Willem Wyndham
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MessageSujet: Re: [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia    Jeu 6 Juin - 19:09

Là était le moment charnière où W. se devait de sauvegarder les apparences, tout en mettant ses réflexes en alerte rouge. Aucun des témoins ne devait douter un seul instant de leur identité d'emprunt. Trop d'éléments incontrôlables pouvait en découler. Ce fut pourquoi, me^me acculé dos à dos à ce cher Llywarch, le Gallois s'aventura à poser une main sur le bras de son collègue, dans un geste évident pour le ramener à la raison, tandis que son autre main préparait d'ores et déjà une salve de sorts bien sentis à dégainer dans la seconde. Du regard, il défia la foule, les exhortant à revenir en de meilleures dispositions sous peine de subir les foudres du terrible professeur Lindt, les suppliant, peut-être même, à retrouver leur sang-froid avant que son accolyte ne perde définitivement le sien.

Peine perdue.
Au vu des circonstances, le quidam moyen aurait pu le prendre pour un idéaliste sans aucun sens des réalités. Mais par-delà son rôle d'un soir, il y avait également le dégoût que lui inspirait le fait de se battre contre sa propre race. Oh ! Il pouvait se révéler impitoyable et d'une terrible efficacité si les circonstances l'exigeaient... mais ces mêmes circonstances le révulsaient au plus haut point. Il ne s'était pas orienté dans la filière des créatures magiques pour se retrouver à affronter des foules stupides. Pire, son choix de filière, au-delà de son goût pour les bêtes de tout poil, était précisément né d'un désenchantement face à l'espèce humaine. Son travail devait donc l'amener à côtoyer le moins possible ses semblables avec qui il ne se trouvait que peu d'affinités.

Avec un soupir à peine perceptible, Wyndham glissa un :

- Ensemble, John. Pour le pire, probablement.

Là-dessus, le Galois rangea ses états d'âme dans un tiroir et laissa son agacement se transformer en sortilèges. Avec, néanmoins, toujours la volonté de faire un moindre mal en toute efficacité. Immobiliser, assommer, générer amnésie et confusion. A quoi aurait servi de soigner et protéger les créatures magiques pour décimer les rangs humains. Il fallait conserver envers et contre tout un minimum de crédibilité.
Rapidement, une douleur dans l'avant-bras gauche ramena ses prétentions à la baisse. Il devenait plus que nécessaire de mettre la foule hors d'état de nuire avant d'être tout bonnement rayé du tableau. Un projectile d'origine inconnue -il n'avait après tout guère de temps pour disséquer ses blessures- promettait des souffrances bien plus grandes encore s'il n'y remédiait pas rapidement.

Sa baguette quitta la direction du groupe d'enragés pour dessiner autour de Llywarch et lui un ensemble complexe de protection anti-moldu. Enfin, un Salveo Maleficia parfaitement exécuté les retira à la vue de leurs assaillants. Voir sans être vu, quelle meilleure façon de combattre un ennemi aux mille et un visages ?

Les minutes s'égrenèrent, interminables, innombrables où les deux hommes durent lutter contre une foule, certes de moins en moins dense, mais excitée par son propre nombre et rendue furieuse par la chute progressive et exponentielle de ses éléments. Les artefacts moldus, plus terrifiants que la magie, infligeaient des dégâts au petit bonheur le chance. Le hasard leur semblait favorable, ajustant leur trait, qu'il s'agisse d'une balle de pistolet ou d'un jet de pierre, que la magie se trouvait faible à contrer efficacement.
Mais leur nombre allait décroissant, sans cesse, à un rythme qui allait néanmoins decrescendo.

Enfin, après une éternité de sueur et d'effort, il ne resta de leurs assaillants qu'un petit groupuscule de quatre moldus. Trois hommes et une femme. Probablement plus vaillants, ou plus doués, que leurs congénères. Ce fut le moment que choisit le sortilège Salveo Maleficia pour s'affaiblir et faire réapparaître Llywarch et Wyndham, alias Lindt et Winter, dans le champs de vision des rescapés.
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Iain H. Llywarch
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MessageSujet: Re: [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia    Ven 7 Juin - 19:20

On avait sauvé le charmant être de l'eau, il était temps de nous sauver nous. Mais l'entreprise n'était certes pas si facile. La foule excitée par ses propres sujets nous faisait bien comprendre que les professeurs Lindt et Winter n'étaient assurément point les bienvenus. Mais, par pur acquis de conscience et pour faire taire la vipère féminine, je l'avais mise hors d'état de nuire.
Pas de cris d'orfraie, je l'avais juste "endormie". S'il n'y avait qu'elle comme survivante, cela arrangerait notre duo. Mais la chance n'était décidément pas de mon côté et accolé avec mon cher ami W. nous combattions les autochtones lituaniens.


- Il me semble bien. Ravi de t'avoir connu ... Winter.

Mais l'heure n'était pas aux jérémiades et de toute manière, je n'étais nullement habitué, je restais stoïque à toutes formes d'émotions. Bien que si par la plus diabolique des malchances nous mourrions ici tout les deux en ces terres inconnues, je verserais ... une larme en représentation matérielle de notre Amitié. Tandis que je tentais de survivre à mes assaillants, je vis Willem répondre à mes sourdes attentes. Un Salveo Maleficia, nous entourait tout deux, nous donnant l'avantage sur le groupuscule violent.
Or, le fait de ne pas nous voir rendait nos adversaires plus tenaces et belliqueux. Nous nous en sortions avec quelques blessures manifestes, blessures issues des artefacts moldus.

Merlin, que je les déteste.

Tandis que j'évaluais mes dégâts sur mon propre corps, à savoir qu'un projectile m'avait salement amoché le bras gauche, je vis le sortilège de Wyndham s'étioler petit à petit. Cette fois-ci, nous étions face à nos adversaires, mais ces derniers trouvaient leur nombre réduit d'un bon tiers. Face à notre duo Sorcier se trouvait quatre individus qui sortaient du lot. Une femme, qui ressemblait à celle que j'avais mise à terre et trois hommes. Ces derniers avaient un regard et un sourire carnassiers, c'était fou comme cela me rappelait mes jeunes années à Poudlard College.
Je tendais ma baguette vers le quatuor, quand le plus grand des trois hommes sortit quelque chose de la poche de sa veste que je ne sus détailler. Probablement une arme moldue. Mais je n'eus pas le temps de réfléchir plus à ce sujet, que je poussais mon ami hors du champ de vision de notre assaillant et que je pris le projectile sur mon épaule gauche.
La douleur était cuisante, alarmante, encore plus qu'un Sortilège lancé à bout portant. Sonné par ma propre chute, je me tenais l'épaule qui commençait à se colorer d'un liquide rouge incarnat. Mais je ne devais pas laisser W. seul, car lui aussi était blessé.

Quand ? Quand ce cauchemar éveillé prendra-t-il fin ?

Je ronchonnais. Je râlais. Je pestais. Intérieurement. Ma main droite valide, je faisais un mouvement rapide du poignet pour lancer un Informulé qui assomma mes adversaires. Ils seraient évanouis, mais seulement quelques instants. Je me relevais et m'approchais de mon cher ami pour lui lâcher ces mots :


- Mon ami, je ne crois pas que ce soit aujourd'hui que le Styx voudra bien de nous.

Un hurlement. Non humain, venait de fendre l'air déjà bien pesant.

- Et quoi encore ? Un Lycan ?

Je ne croyais pas si bien dire. Je n'avais fait nullement attention à la lune pleine et ronde qui irradiait le ciel.
Holy Shit.
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Willem Wyndham
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MessageSujet: Re: [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia    Lun 26 Aoû - 19:00

Le choc de se retrouver projeté au sol lui avait éraflé la conscience. Le temps d'une demi-seconde, ses perceptions avaient vacillé, laissant à Llywarch le temps nécessaire pour jouer les héros. Malgré la douleur qui pulsait et que Wyndham avait renvoyé au rang de moindre détail par un bel effort de volonté, le Gallois esquissa l'ombre d'un sourire. C'était son ami tout craché. Il avait toujours aimé avoir le mot de la fin. Et W. le lui accordait de bonne grâce. Il s'était relevé péniblement et avait salué l'exploit (et la blessure) du "Pr. Lindt". Il aurait peut-être même poussé le vice jusqu'à formuler une vague félicitation mais le hurlement lui avait coupé l'herbe sous le pied.

* Crap ! *

La pleine lune lui sauta également aux yeux. C'était véritablement leur jour de chance !
Wyndham s'accorda néanmoins le luxe d'une petite inspection médicale, sur la personne de Llywarch, dans un premier temps, qui survivrait de toute évidence à sa blessure, pour peu qu'il reçoive les soins adéuqats dans un futur pas trop lointain. Sur la sirène, ensuite, qui ne pouvait pas se targuer d'être en aussi bon état.

- Elle ne survivra pas si on ne la transporte pas rapidement auprès d'un médicomage.

L'orgueil d'une créature de l'eau ne supporterait pas, même dans l'état actuel de la créature, de se retrouver chez un vétomage comme un vulgaire animal.

- Llywarch, mon ami, es-tu en état de transplaner ? J'ai les coordonnées d'un cabinet à quelques dizaines de miles d'ici qui te recevra sans poser de question.

Il n'était pas sans risque de faire voyager la sirène de la sorte mais il y avait urgence. Et, en fil conducteur de sa résolution, il y avait chez Wyndham la volonté d'écarter son collègue d'un danger imminent. Des deux, W. était le moins mal en point et, donc, le plus à même d'affronter la situation à venir.

- Emmène-là et reviens vite.

Llywarch aurait probablement la présence d'esprit de subir quelques sortilèges curatifs avant son retour.

- Je m'occupe de ça en t'attendant.

Par ça, il englobait l'arrivée plus que probable d'un loup-garou dans le périmètre, et ce, incessamment sous peu. Alors qu'une foule d'êtres humains, en plus ou moins bon état, se retrouveraient à sa merci. 1. Humainement parlant, il ne pouvait pas laisser toutes ces âmes à la merci d'une créature rendue sanguinaire par la pleine lune. Et de 2., il ne pouvait pas mieux laisser courir le risque d'une épidémie de lycanthropie intempestive qui ne manquerait pas de résulter de la rencontre du garou avec les villageois blessés et inconscients.

- Allez, Llywarch ! Nous n'avons pas de temps à perdre.

Ils savaient tous deux que Wyndham ne pourrait affronter la situation seul très longtemps.
Sans même regarder une dernière fois son collègue, W. s'élança vers leur quatre derniers adversaires, dont Llywarch avait pris grand soin, afin de les immobiliser d'un Sortilège du Saucisson aussi banal qu'efficace. Il aurait bien assez d'un seul fléau à combattre.

Les hurlements s'approchaient au grand galop. Le Gallois s'orienta instinctivement dans cette direction, aux aguets, sur le qui-vive, près à réagir à l'arrivée du lycanthrope dans la clairière. Le sang allait l'attirer tout droit jusqu'ici.
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Iain H. Llywarch
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MessageSujet: Re: [Lituanie] A posse ad esse non valet consequentia    Jeu 28 Aoû - 11:52

En cet instant précis, et seulement en cet instant précis, j'avais envie de citer l'un de mes chers étudiants, à savoir Curtis Van Hein pour une phrase qui lui collait si bien à la peau quand il se trouvait devant l'une de mes interrogations surprises :"Je crois sérieusement qu'on est dans la merde !". C'était clairement un euphémisme. On y était dans cette fange atroce. Et pour une fois, je ne savais que faire et que penser. Nous étions tout les deux, avec mon cher ami Willy, dans un état des plus pitoyables. Mais nous nous devions de faire face, c'était ainsi. Alors que j'étais toujours à me demander si nous allions mourir très prochainement, je me retrouvais à entendre les cris gutturaux et rauques d'un certain Lycan.
Ici, mes compétences en langages de créatures magiques ne seraient pas d'une grande utilité. Face à un tel déploiement de bestialité et de monstruosité, je n'avais pas énormément de chances d'entamer une discussion susceptible d'arranger les choses. Alors que je m’apprêtais à prendre la parole, je fus clairement interrompu par mon cher ami, qui me rappelait la priorité du pourquoi je m'étais retrouvé ici, en forêt lituanienne.

La Sirène.

Il avait raison, si on ne lui prodigue pas rapidement des soins, elle allait mourir. Et tout ce pourquoi et contre quoi nous nous étions battus, n'aurait servi à rien. J'hochais la tête en signe d'assentiment et de réponse à sa question. Ma blessure m'enquiquinerait sûrement lors de mon transplanage mais ce n'était rien à comparer de ce qu'allait affronter W. Je devais me dépêcher, ça allait de notre survie à tout les deux.


- Je me dépêche. Promis. Il n'avait pas eu besoin d'entendre ma promesse, mais j'étais ainsi, j'étais homme de parole. Alors que je transplanais dans le cabinet grâce aux coordonnées de Willy, un attroupement se faisait déjà autour de nous. La Créature et moi furent séparés, cette dernière devant subir rapidement les premiers soins. Alors que j'attendais dans une salle dont les murs auraient fait pâlir la plus jeune des jouvencelles, je me préparais à repartir vers W. quand une main forte et assurée m'empoigna mon épaule ... douloureuse.

- Je crois que je dois aussi vous examiner. Vous allez survivre mais votre bras gauche se trouve être en piteux état. Veuillez me suivre Mr Llywarch.

Tiens donc, il connaissait mon nom. Or, je restais sur mes gardes, la main sur ma baguette, au cas où. Le sourire de cet homme était avenant tandis qu'il m'intimait à m'allonger sur l'un de ses lits dont j'abhorrais l'odeur jusqu'au plus profond de mon être sorcier. Je n'avais pas vraiment le temps et je n'allais pas tarder à perdre mon sacro saint sang-froid légendaire, au profit d'une Ire sans nom. Je soupirais, exaspéré, voyant les minutes s'égrainer sur ma montre à gousset que j'avais toujours dans la poche de mon gilet. J'allais tout bonnement exploser, mettant à mal ma réputation d'être taciturne que rien ne peut atteindre. Je n'avais que mon ami en tête, et je n'aimerais nullement retrouver son cadavre dans les bois quand mes soins prodigués se seraient terminés.

- BOUSE ! Dépêchez-vous bon sang ! Je n'étais pas seul ! Injectez-moi toutes les potions curatives que vous avez dans vos placards et laissez-moi repartir ! Par Merlin, activez !

J'avais perdu mon sang-froid. Inexorablement.

Alors que mon soigneur faisait de son mieux pour que je reparte au plus vite à la chasse au Lycan, ce dernier m'assénait de questions auxquelles je ne répondis pas. Grognant entre mes dents, j'entendis enfin cette phrase salvatrice et libératrice :


- Vous pouvez partir ! Mais faites attention ...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que me voilà déjà dans cette forêt que j'avais quitté, voilà une quinzaine de minutes. Au loin, j'entendais toujours ces hurlements qui vous glaçaient les entrailles.

Et W. où pouvait-il bien se trouver ?


- Wyndham ?

J'étais revigoré et en forme. Mais pour combien de temps ? On était vraiment mais vraiment dans une merde sans nom.
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